Erhu 二胡

Photographie de l"Erhu de Fabien Tisserand, prise par Margaux Vastel et Lélo Laloge

Enquête réalisée auprès de Fabien Tisserand de février à avril 2022 par Margaux Vastel et Léo Laloge

Famille des vièles à cordes frottées Classification Dournon : 352.122.3 Cordophone de la famille des luths (cordes tendues parallèlement entre une caisse et un manche sur un même plan), vièles à cordes frottées, caisse et table octogonales L’erhu est une vièle à pique à deux cordes, utilisée à la fois la dans la musique traditionnelle et populaire moderne. Sa caisse de résonance octogonale (bajiao) est recouverte d’une peau de python, et son archet est imbriqué entre les deux cordes, ainsi il n’est pas séparable de l’instrument. L’orchestre national de Hong Kong a innové en utilisant des peaux synthétiques depuis 2005.

Les enquêteurs

Margaux Vastel

Etudiante en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022

Léo Laloge

Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022

Description organologique

Famille des vièles à cordes frottées

Classification Dournon : 352.3 Cordophone de la famille des luths, vièle à corde frottées par une roue, avec bourdons

Cet instrument est emblématique du répertoire traditionnel français, mais il est aussi rencontré dans toute l’Europe. Elle a pour ancêtre l’organistrum et serait apparue au XIIe siècle en Europe Centrale. Dans le bourbonnais, à Jenzat, un musée lui est dédié. Depuis les années 1970 et la vague folk, elle connait un revivalisme et il existe aujourd’hui des modèles électro-acoustiques. Elle est aussi enseignée par des maitres-sonneurs dans quelques conservatoires.

Historique

Famille des vièles à cordes frottées Classification Dournon : 352.122.3 Cordophone de la famille des luths (cordes tendues parallèlement entre une caisse et un manche sur un même plan), vièles à cordes frottées, caisse et table octogonales L’erhu est une vièle à pique à deux cordes, utilisée à la fois la dans la musique traditionnelle et populaire moderne. Sa caisse de résonance octogonale (bajiao) est recouverte d’une peau de python, et son archet est imbriqué entre les deux cordes, ainsi il n’est pas séparable de l’instrument. L’orchestre national de Hong Kong a innové en utilisant des peaux synthétiques depuis 2005.

Approfondissement

Le Erhu peut être traduit par violon à deux cordes métalliques. Il provient de Chine Continentale, et est utilisé dans la musique traditionnelle chinoise des Han. Il est comparable à un violon en matière d’ambitus, même s’il ne possède que deux cordes, et ces dernières sonnent à vide comme un ré et un la (pour l’accorder, il faut tourner les grosses mécaniques au dos de la tête du violon). La caisse est en bambou, et la membrane qui provoque la résonance est en peau de python (à savoir qu’aujourd’hui, cet instrument est interdit d’exportation de Chine, et d’importation en France). Sa fabrication est artisanale sur place en Chine, et il a été acheté dans un magasin de musique. Les deux cordes métalliques sont de la même matière que celles d’une guitare électrique. Pour en jouer, on fait prisonnier l’archet entre les deux cordes du violon, puis on tend les crins avec les doigts et on joue ensuite avec l’élasticité de l’archet souple en bambou pour frotter les cordes avec une main, et créer des notes avec l’autre en posant nos doigts sur les cordes. Suite à cela, la peau de python vibre, ainsi que le petit chevalet posé dessus, ce qui crée le son sortant. Il n’y a pas de lieu particulier pour le conserver, il faut comme tout archet passer dessus de la colophane, et le laisser à l’abri de l’humidité.
Photographie de l"Erhu de Fabien Tisserand, prise par Margaux Vastel et Lélo Laloge

Les enquêteurs

Margaux Vastel

Etudiante en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022

Léo Laloge

Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022

Photographies

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